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  1. Énergie renouvelable
  2. Récupération eau de pluie

L'installation d'un système de récupération des eaux de pluie est une alternative énergétique intéressante à un puits creusé. En effet, on considère généralement que l'eau de pluie provenant d'une citerne est, d'un point de vue sanitaire, plus conforme aux normes de sécurité que l'eau extraite d'une nappe phréatique.

Un système écolo et ingénieux

L'installation d'un système de récupération des eaux de pluie est écologique et économique. Il permet notamment d'arroser son jardin à moindre cout et participe même à limiter les inondations en cas de grosses précipitations lorsque surviennent de forts orages. Ainsi, il faudra envisager l'installation d'une cuve plus ou moins grande selon vos besoins (arrosage, eau sanitaire, autonomie prolongée en cas de sécheresse...), de 3m3 à 15m3, voire plus. Il existe différentes tailles adaptées à chaque usage.

Il faut savoir que l'installation de la cuve doit se faire à l'abri de la lumière et de la chaleur, et ce, afin d'éviter la prolifération d'organismes bactériologiques. Pour cette raison, il est donc préférable d'enterrer la cuve. Les cuves en béton peuvent également être un choix intéressant en matière de qualité de construction et de prix, car ce matériau à notamment la particularité de neutraliser l'acidité (pH) contenue dans l'eau.

Une idée qui gagne du terrain

Dans certains pays, l'installation de citerne de récupération d'eau de pluie est obligatoire pour les constructions neuves. Dans notre pays, la mise en place de tels systèmes est encore marginale, même si la tendance est en train de changer depuis quelques années, notamment avec des besoins toujours croissants en eau et de ses tarifs toujours plus élevés.

Les avantages de la récupération d'eau de pluie

En Belgique notamment, installer ce type de système est une obligation. En France, bien qu'on ne soit pas obligé d'en installer, l'idée s'installe petit à petit dans les esprits. Il faut dire que l'usage de l'eau de pluie pour certaines tâches à la maison procure bien des avantages, voici lesquels :

Elle réduit la facture d'eau de plus de 50%

En moyenne, une personne consomme 150 litres d'eau par jour. Avec un prix du mètre cube (m3) qui avoisine les 3 euros, une personne qui vit seule paie environ 200 euros par an pour l'eau qu'elle utilise. Si vous multipliez cette somme par le nombre de personnes qui composent votre foyer, vous verrez que la facture peut être très élevée.

En récupérant l'eau de pluie et en l'utilisant pour les systèmes ne nécessitant pas d'eau non potable, vous réduisez votre consommation d'au moins 50%. Il faut savoir qu'à la maison, seuls 7% de l'eau consommée sont utilisés pour les repas. Le reste est utilisé pour la lessive, le jardin, la voiture, les tâches ménagères globales, les douches et les bains...

Vous pouvez ainsi l'utiliser pour tous les autres postes, à part l'alimentation et, éventuellement, les douches et les bains. Cela va réduire votre consommation globale d'environ la moitié, ce qui équivaut à 50% de moins sur la facture.

Elle libère de l'augmentation du prix de l'eau potable

Les réserves d'eau douce sur la planète commencent à s'épuiser. Devenant une denrée de plus en plus rare, une augmentation du prix de l'eau est à prévoir. Selon les estimations, une hausse de 10% est à craindre au cours des dix prochaines années.

La raréfaction de l'eau n'est pas le seul facteur qui va faire grimper les prix. Il faut aussi prendre en compte :

  • Les travaux de modernisation inévitables : en France, par exemple, une grande partie des canalisations datent de 1965. Un renouvellement doit ainsi être fait et le cout des travaux a déjà été estimé à 77 euros par mètre linéaire. On peut déjà être sûr que ces dépenses se répercuteront sur les factures à venir. L'eau de pluie, quant à elle, reste gratuite, avec ou sans travaux, ce qui vous permet de limiter vos dépenses.
  • Les dépenses liées à la purification de l'eau : savez-vous qu'avant de s'écouler depuis votre robinet, l'eau potable est extraite de rivières et des nappes phréatiques ? Dans cet état, elle est encore impure à la consommation et doit être purifiée. La purification consiste à retirer les saletés, les produits chimiques, les déchets et les bactéries. Tout ce processus a un cout et plus l'eau est complexe à assainir, plus son cout peut être élevé pour la purifier. Avec l'eau de pluie, vous n'avez pas à subir ce long processus, sauf si vous souhaitez l'utiliser pour l'alimentation et le sanitaire. Dans ce cas-là, une purification s'impose.

Pour information, l'eau de pluie non calcaire est idéale pour la peau. Il faut seulement penser à lui faire passer une filtration secondaire avant de l'utiliser pour la douche ou le bain. La filtration secondaire se fait au charbon actif. Ce dernier doit être fixé en amont du chauffe-eau. Une fois filtrée et chauffée, elle devient idéale pour le lavage corporel, mais reste encore non potable pour l'alimentation.

Si vous souhaitez l'utiliser pour l'alimentation, elle doit passer par un processus de potabilisation qui consiste à la filtrer puis à la traiter contre les bactéries. Cela nécessite un processus complexe que les particuliers peuvent avoir du mal à réaliser.

Elle réduit nos dépenses en produits ménagers

L'eau du robinet est beaucoup plus calcaire que l'eau de pluie. Voilà pourquoi du tartre a tendance à s'incruster au niveau des toilettes, du lavabo, du lave-linge, de la baignoire... Pour s'en débarrasser, on utilise des produits anticalcaire ou antitartre. À l'achat d'une ou deux bouteilles, on ne remarque pas le prix de ces produits. Il suffit toutefois d'en multiplier le cout par le nombre de bouteilles achetées par an pour se rendre compte qu'on dépense une véritable fortune.

En utilisant l'eau de pluie pour la cuvette des toilettes, le lave-linge, le lavabo et les baignoires ou encore le carrelage, on n'a plus besoin de ces produits. Pour cause : l'eau de pluie n'est pas calcaire et ne risque pas de former de tartre. Cela vous fait une dépense de moins par an.

Notez également qu'elle est plus adaptée à la lessive, car l'absence de calcaire adoucie davantage le linge de maison et les vêtements.

Elle est rentable

Pour installer un système de récupération d'eau de pluie, vous devez investir un certain budget. Le prix reste assez abordable et vous pouvez bénéficier d'aides financières pour son installation.

De plus, comme l'eau de pluie est gratuite, l'investissement est amorti assez vite même si, globalement, le système ne fonctionne que sur une partie de l'année (jusqu'à épuisement des cuves et en attendant leur renflouement). Il reste tout de même rentable.

Elle réduit le travail des stations d'épuration et d'assainissement de l'eau

Comme on l'a expliqué plus haut, l'eau douce est d'abord purifiée avant de s'écouler de nos robinets. En remplaçant une partie de l'eau consommée par de l'eau de pluie, les stations d'épuration et d'assainissement travaillent moins. Cela réduit leur impact sur l'environnement en limitant la quantité de produits utilisés et le fonctionnement des machines.

Elle est une solution efficace en cas de sècheresse et canicule

Il faut souligner que même si la pluie ne tombe que sur une partie de l'année, vous pouvez très bien installer plusieurs cuves de stockage. Pendant la saison de pluie, les cuves se remplissent et vous continuez d'avoir de l'eau de pluie, même en saison sèche. Le budget de départ va grimper dans ce cas de figure, mais cela en vaut le coup surtout si on a des champs et un vaste jardin à arroser ou encore, une piscine à remplir régulièrement en été. Le stockage d'eau de pluie est une solution efficace contre les restrictions d'eau en période de forte chaleur.

Elle réduit les risques d'inondations

Dans certaines régions, la pluie tombe plus que dans d'autres les exposant à de fortes inondations. En en récupérant une partie pour les besoins domestiques, on réduit le débit d'eau qui se déverse sur la ville et le risque d'inondations se réduit par la même occasion.

Les différents systèmes de récupération d'eau de pluie

Tous les systèmes de récupération d'eau de pluie se basent sur le même principe. Ils n'affichent donc aucune différence sur ce point-là. Ce qui peut les différencier c'est le volume de la cuve, son emplacement, son matériau et le système de filtration installé.

Comment récupérer l'eau de pluie ?

Lorsque la pluie tombe, l'eau ruisselle sur la toiture, atteint les gouttières et se répartit au sol ou vers le système d'évacuation. Les récupérateurs d'eau de pluie reprennent le même scénario, mais au lieu d'être déversée au bas de la gouttière, l'eau va emprunter un autre chemin qui la mène vers la ou les cuves de stockage. Avant d'y parvenir, elle passe par divers filtres pour être purifiée et débarrassée des saletés.

Quel matériau pour sa cuve de stockage ?

La cuve de stockage d'eau de pluie peut être :

  • En polyéthylène : la cuve en polyéthylène est abordable, durable dans le temps, légère et peut aussi bien être enterrée ou placée hors-sol. Le matériau ne permet toutefois pas à l'eau de pluie de se débarrasser de son acidité, ce qui fait qu'elle est de moins bonne qualité.
  • En béton ou en pierre calcaire : la cuve en béton ou en pierre calcaire coute plus cher, mais c'est la meilleure sur le marché. Lorsqu'elle est bien conçue, elle est la plus durable dans le temps. Généralement, elle doit être enterrée dans le sol, mais reste facile à entretenir. Le grand avantage avec ces matériaux, c'est que lorsque l'eau de pluie y est stockée, elle se minéralise et perd son acidité. Elle est ainsi moins calcaire et moins acide.

Outre ces matériaux, on peut aussi trouver des cuves en plastique, en fibre de verre ou des citernes souples.

Cuve aérienne ou enterrée ?

La cuve de stockage peut être placée hors-sol. On dit qu'elle est aérienne. Elle est plus facile à vidanger et à entretenir, mais est encombrante. À contrario, la cuve enterrée reste discrète et est peu encombrante. Les modèles en béton restent, néanmoins, faciles à entretenir.

Quel volume pour la cuve de stockage ?

On en trouve dans différentes tailles, 200, 500, 1.000... voire plus de 9.000 litres. Avant de choisir, il faut tenir compte de vos besoins en eau non potable. Si vous devez arroser un vaste jardin, alimenter la piscine, alimenter les toilettes, nettoyer régulièrement la voiture, faire la lessive plus souvent... prévoyez une cuve de 9.000 litres. Notez qu'il est possible d'enterrer plusieurs cuves pour atteindre un volume de 20.000 litres.

Mais la surface de votre toiture est-elle suffisante pour obtenir un tel volume d'eau de pluie durant la saison pluviale ? Divers calculs doivent être faits avant de se décider.

Quel système de filtration mettre en place ?

Au moins deux types de filtres doivent être installés au niveau du système :

  • Le filtre à feuilles : on le place avant que l'eau ne tombe dans la citerne de stockage. On l'appelle aussi filtre primaire ou pré-filtre.
  • Le filtre situé à la sortie de la pompe : ce dernier doit être d'au moins 20 microns pour bien retenir les particules fines avant d'acheminer l'eau vers les toilettes.

À ces deux filtres, on peut en rajouter d'autres comme un second filtre de 1 à 9 microns après celui de 20 microns à la sortie de la pompe. En passant à travers le second filtre, l'eau devient adaptée au lave-linge, au ménage...

Ensuite, si on souhaite potabiliser l'eau, d'autres systèmes de filtration, dont la microfiltration à moins d'1 micron, seront nécessaires.

En amont du système, on peut installer un déflecteur après le filtre à feuilles et un grillage avant.

Prix d'un système de récupération d'eau de pluie

Le prix varie en fonction de différents facteurs :

  • Le volume et le matériau de la cuve : de 700 à plus de 6.000 euros.
  • Le système de filtration : entre 300 et 400 euros le filtre qu'il s'agisse des filtres en amont ou en aval de la cuve.
  • Les travaux de terrassement pour une cuve enterrée : entre 500 et 1.000 euros.
  • La pompe : entre 500 et 800 euros hors pose.

Globalement, le budget complet peut aller de 3.500 à plus de 5.000 euros. Heureusement, l'installation d'un récupérateur d'eau de pluie est éligible à diverses aides comme l'éco-PTZ, la TVA à 10% et certaines aides de l'Anah. Elle n'est toutefois pas éligible à MaPrimeRénov'.

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